Marie-Agnes Courouble aux éditions la gauloise Vence




Marie-Agnès COUROUBLE

Née en Belgique entre les deux guerres Marie-Agnès Courouble a pris très tôt la nationalité française. Elle vit aujourd’hui à Vence, dans le sud de la France, où elle continue d’exercer ses talents d’auteure contemporaine avec plus de quinze livres et de nombreuses pièces de théâtre à son actif.
Son livre phare “Mort derrière le mur”, édité par Albin Michel, raconte l’histoire de son frère fusillé après la guerre pour son attirance envers la nation allemande. L’homme de Berlin raconte l’amitié de ce frère pour un soldat allemand au travers des nombreuses lettres envoyées par cet ami à la mère de Marie-Agnès après la mort de son frère.
Les Editions 'La Gauloise' sont particulièrement honorées de pouvoir rééditer ces deux livres.


N'IMPORTE OU


Prix ttc: €12,00
ISBN: 9791095453109
Sous les paupières que l’on me clôt
je veux habiter ma vie,
toutes ses largesses.
Me répandre dans l’incandescence palpitante
que vous n’occupez jamais,
puisque vous n’êtes pas à ma place,
puisque je ne suis pas à la vôtre.

Anne Pastor - Cadou

Avec “N’importe où”, Marie-Agnès Courouble se plonge avec délices dans les possibilités d’un “Après” caustique, émouvant et, peut-être, rayonnant!
ELG




DEVOIRS DE VACANCES ou Lettres singulières


Prix ttc: €12,00
ISBN: 9791095453109
L’auteure a toujours rêvé d’un livre de correspondances. Elle aime les lettres. Cette façon de se dévoiler moins publiquement, des pensées « en chambre ».
Et soudain l’idée de lettres inventées, drôles, significatives, mélancoliques ou rêveuses, l’a excitée comme celle d’un cahier de vacances après plusieurs romans.
Faire parler avec un bonheur parfois ironique cette société qu’elle regarde en secret, des amoureux, un juge, un fou et jusqu’au « Petit prince » ou Dostowiesky et d’autres à travers son regard.
C’était s’ouvrir à un monde attrayant, trouver une sorte de traduction à des personnages qui la frappaient au coin des rues, des gares, des parcs, dans leurs désirs et leurs désillusions.

Tout est possible dans un cahier de vacances, tout peut être dit et, seule dans sa chambre, l’auteure a refermé ce cahier inhabituel et jubilatoire avec le regret de celle qui en aurait encore beaucoup à dire.

ELG

L'ENFANT SOUS UN SAULE PLEUREUR


Prix ttc: €14,00
ISBN: 9791095453154

Tout commence par cette petite fille sous le saule pleureur. Elle y a entraîné un enfant juif caché par un ami, nourri, sauvé de la honte, dans un vieux château où ses parents ont trouvé refuge pendant l’exode de 194O. IL y survit dans une chambre-placard, où elle a dormi aussi.

Après la guerre, la jeune fille a cherché pendant des années à retrouver cet enfant, dans une quête haletante, profonde, secrète, Comme un amour confidentiel. Dans les villes, dans les pays, dans le peuple sauvé du massacre, la confidence des années d’enfance continuera de battre en elle comme le sang dans une veine essentielle. Réussira-t-elle à le retrouver, à prolonger l’intensité, la témérité des heures enfouies ?

C’est le mystère de ce roman.

Marie-Agnès Courouble




LE VOILIER BLEU et autres voyages


Prix ttc: €12,00
ISBN: 9791095453062
Marie-Agnès Courouble ne se contente pas de s’élancer du Voilier Bleu. Elle voyage. Du Mexique à Phnom Penh elle rêve, peut-être est-ce la forme d’écriture qui l’inspire le plus ? Ces courts récits aventureux ( ses romans ne sont-ils pas de longues nouvelles ? ) , une marche brève vers l’essentiel, la crainte d’en dire trop, de se complaire dans un genre ou une situation. Dans la nouvelle, comme pour le trait d’un peintre, son but reste d’illustrer une histoire dans un parcours rapide et net.

Elle a besoin des mots mais pas trop, des images qui frappent sans exagérer, sans contourner, mais qui peuvent inventer et la mènent comme par le bout du nez avec l’impétuosité du geste qui veut tout dire en peu de temps.

Elle raconte ses moments choisis comme elle regarde derrière sa fenêtre les nuages qui bougent, l’étonnement des arbres et les oiseaux au vol imprévu.

ELG
L'HOMME DE BERLIN


Prix ttc: €10,00
ISBN: 9791095453048


Peu de temps après la mort de ma mère j’ai hérité du dossier qui concernait les derniers mois de mon frère après sa condamnation à mort, en Janvier 1946.


J’ai relu les lettres de prison, les carnets intimes, les dernières pensées. Tous les accents de la vérité et de l’erreur qui avait été commise.


Ma mère avait rejeté ce courrier. Je l’ai retrouvé dans ma mémoire et mon cœur Ainsi est né ‘l’Homme de Berlin’



Marie-Agnès Courouble



MORT DERRIERE LE MUR



Une adolescente raconte la mort de son frère jugé à la Libération pour collaboration. Elle raconte le long calvaire de la famille, l'attente atroce et puis l'exécution dans une aube froide, à jamais présente.


Dans ce court récit tout est dit des sentiments humains, de l'amour et de la pudeur à le nommer, de l'espoir et de la révolte, de l'horreur de toute mort préméditée. Un témoignage unique, d'une écriture sobre et ardente, pour décrire l'indicible de la douleur.


ELG

Prix ttc: €10,00
ISBN: 9791095453086

La préface de Raoul Mille

Marie-Agnès Courouble traite avec délicatesse et pudeur un sujet tabou. Soixante ans après la fin du conflit on n'ose à peine en France aborder un fait incontournable de notre histoire : la collaboration. La peur règne encore, peur de mal dire, peur d'être soupçonnée de complaisance, peur d'être mise au pied du mur à son tour.
Pour Marie-Agnès, la douleur et la rédemption sont ailleurs. Son récit n'a pas besoin de grille de lecture. Son frère a été fusillé en janvier 1946, accusé de collaboration. Un salaud... Pour la gamine de l'époque et plus tard la femme, la question ne se pose pas. Son frère, elle l'admirait, elle l'aimait, même si parfois il l'agaçait. Ce jeune homme, Henry, toute la famille l'adorait, le gâtait. Pour s'exonérer de tout reproche on prenait comme bouc émissaire les maladies qui ravageaient son corps souffreteux. Mais Henry, par romantisme pervers, par conviction, par amour, par aveuglement choisit la mauvaise route, celle qui va le conduire contre le mur par une brumeuse matinée d'hiver.
Marie-Agnès, à 15 ans, est trop jeune pour intervenir, trop âgée pour se refuser à compter les marches qui conduisent son frère en enfer. Comment en est-il arrivé là ? L'auteur ne s'appesantit pas, ce sont les dernières heures qui l'obsèdent et plus nous avançons en sa compagnie, plus il nous fascine nous aussi, spectateurs d'un drame qui pourrait être le nôtre. Mort derrière le mur était la première partie de cette narration sèche et tendue où le pathétique joue en sourdine. L'homme de Berlin pourrait être considéré comme une variation inutile sur le même thème. Il n'en est rien. Avec L'homme de Berlin, le projecteur se fixe sur un protagoniste resté dans l'ombre, l'ami allemand d'Henry, Heinrich Schulz.
Dès le mois de janvier 1946, Heinrich écrit à la mère d'Henry, c'est le début d'une longue correspondance à sens unique : la mère ne répond jamais. Elle ne répond pas mais elle lit, elle découvre l'amitié profonde qui liait son fils à ce jeune Allemand sensible et cultivé. Pourquoi Heinrich écrit-il, pour demander pardon ? Il sait qu'il ne l'obtiendra pas. Pour se flageller d'avoir conduit à la mort son ami, son seul ami ? Par soucis de rédemption ?
Marie-Agnès ne nous livre pas la clé, ou plutôt elle laisse planer une explication : Heinrich, au-delà de l'horreur et de la mort elle-même, tente l'impossible pari d'un amour où le mot fin n'apparaîtrait jamais.
C'est avec une grande sobriété de moyens et d'écriture que Marie-Agnès Courouble nous fait partager le tête-à-tête de deux solitudes. Pas de pathos, pas de dialogue, rien sinon la ligne invisible reliant deux êtres que tout devrait séparer et qui découvrent que le souvenir du malheur vaut mieux que l'indifférence et l'oubli.

Raoul Mille